Surfréquentation Insolites

Montagne: comment lutter contre la surfréquentation ?

La covid n’a fait qu’accélérer un phénomène en plein essor ces dernières années: la surfréquentation des sites « remarquables ». En montagne, cela impacte directement la faune et la flore, qui sont particulièrement sensibles et fragiles.

Contrairement aux grandes plages de la façade atlantique qui peuvent recevoir des touristes en nombre, les zones montagneuses proches des sites d’exceptions, n’ont bien souvent pas cette capacité: trop de voitures et par conséquent trop de visiteurs, déferlent dans les espaces protégés facilement accessibles (Lac d’Ayous, cirque de Gavarnie, lac d’Oô, etc.)

Les autorités locales, loin de vouloir diminuer le nombre de visiteurs, aménagent de grands parking avec péage, afin de convertir la surfréquentation en manne financière. Le Pont d’Espagne illustre à merveille cette mécanique: plus d’aménagement, plus de monde, été comme hiver.
Les offices de tourismes communiquent abondamment sur « leur » sites d’exceptions, attirant toujours plus de monde. Et les informations trouvées sur internet permettent très facilement de télécharger un parcours et quelques photos pour pratiquer tel sommet incroyable ou tel lac magnifique.

Les conséquences sur les sentiers se font rapidement sentir: des tonnes de déchets ! Et lorsque qu’on publie de belles photos de bivouac au milieu du parc national comme dans Pyrénées Magazines, rien d’étonnant de retrouver en pleins après-midi, des centaines de tentes plantées dans des décors de rêves.
Le bivouac s’est transformé rapidement en camping avec le flot de déchets qui va avec, ainsi que les nuisances visuelles et sonores.

Quoi faire ? Les espaces naturelles protégés ne sont pas extensibles à l’infini… il faut donc limiter le nombre de visiteurs. C’est ici que ça commence avec des mots de passe sur chaque article de randonnée dans des secteurs trop fréquentés: on limite la consommation, donc le nombre de visiteurs potentiels. Si vous êtes réellement intéressé par un parcours, contactez-moi pour qu’on en discute…

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